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Comment rédiger un album de famille

FAQs - aide à la rédaction

Il faut :

1. Savoir qu'il n'est pas difficile de rédiger un album de famille. Pas besoin de suivre de cours ou d'être un savant universitaire. Il faut simplement du temps, de la patience et cultiver l'amour de celles et ceux qui nous ont transmis la vie ou que nous avons aimés.

2. Choisir un ancêtre, pas forcément éloigné. Il n'est pas nécessaire de l'avoir connu. Il suffit d'en avoir bien entendu parler ou encore d'avoir été simplement touché par sa photo...

3. Aller questionner les survivants ou les proches qui l'ont connu. Écouter patiemment les anecdotes et noter tout dans un cahier relié. C'est le départ d'un matériel qui deviendra de plus en plus vivant. Noter également la date, le lieu et le nom de la personne interrogée. Il importe d'être méthodique dans la cueillette des informations. Utiliser un magnétophone au besoin.

4. Succomber au goût d'aller sur le terrain de notre ancêtre. Visiter sa maison si elle existe encore, refaire le chemin qu'il ou elle empruntait. Se rendre au cimetière où il repose. Écouter parler la pierre tombale. Noter les souvenirs qui vous remontent à la mémoire.

5. Aller maintenant faire un tour à la bibliothèque municipale du lieu où cet ancêtre a habité. C'est là qu’on retrouve ce qu'on appelle une monographie paroissiale. C'est souvent un album souvenir, écrit à l'occasion de l'anniversaire de la paroisse. C'est un guide précieux pour connaître les paroissiennes et les paroissiens de l'époque de notre aïeul. C'est captivant à lire, souvent de vieilles photos illustrent ces volumes.

6. Demander à la bibliothécaire, à la section référence (souvent des volumes précieux qu'on ne peut sortir de la bibliothèque), de vous montrer un répertoire de mariages de la paroisse. C'est l'outil de base pour découvrir le nom de notre aïeul, la date de son mariage, le nom de ses père et mère de même que celui de son conjoint ou de sa conjointe. J'ai personnellement crié de joie lorsque j'ai découvert le nom d'Eugénie Leclerc uni à celui de Jos.-Jean Galerneau, dans la vieille bibliothèque-école de Charlesbourg. Puis j'ai reconnu le nom de certains vieux oncles et tantes. Tous ces noms sont classés, soit par année, soit par ordre alphabétique. C'est ainsi qu'en me déplaçant à la Bibliothèque Gabrielle-Roy de Québec, au 3e étage, j'ai découvert un trésor de renseignements généalogiques. En effet, cette bibliothèque possède une grande quantité de répertoires de mariages de plusieurs paroisses, de 1608 à nos jours.

7. Pour couronner le tout de vos découvertes, rien de mieux qu'une visite (c'est gratuit) à l'Université Laval, au Pavillon Casault (ancien Grand Séminaire) afin de prendre contact avec ce qu'on appelle les « Archives Nationales ». Il faut garder ce lieu comme le dessert de notre recherche. Il est possible là de retracer les registres paroissiaux de tous ses ancêtres et de les photocopier. Le personnel se fera un plaisir de vous aider. Peut-être y découvrirez-vous que votre aïeul ne savait pas écrire, ou encore qu’il avait une soigneuse calligraphie. La Société de généalogie de Québec peut aussi vous fournir une aide précieuse dans ces recherches.

8. Après avoir cueilli toutes ces informations, organiser un petit plan et une présentation que vous partagerez avec d'autres membres de votre famille.

9. Profiter d'une date anniversaire pour faire un petit lancement familial ou partager vos archives personnelles avec une personne intéressée de votre entourage. Un jour, quelqu’un se chargera de remettre à jour vos fabuleuses découvertes. Il ne faut surtout pas les conserver trop jalousement…

10. Ne rien jeter de vos anciens papiers ou de vos vieilles photos. C'est grâce à ma mère et à son esprit de conservation que j'ai encore en main des documents qui deviendront de plus en plus précieux avec les années.

P.S. : Faire lire ces petits conseils aux vôtres, aux jeunes. Qui sait? Votre histoire fera l’objet d’un livre dans quelques années. Personnellement, mon père aurait toujours aimé que j'écrive l'histoire des Gagnon. De son vivant, je trouvais cette idée folle et sans valeur. Aujourd'hui j'en saisis mieux l'importance. Il ne s'agit pas de glorifier le passé, il avait son lot de misère. Il s'agit de retracer d'où l'on vient, pour mieux savoir où l'on va. C'est un merveilleux exercice pour prendre la mesure du temps, de la vie, et tisser des contacts particuliers avec nos morts, se préparer le coeur et l'âme au détachement. Toute une vie résumée en quelques pages!

Mis à jour (Mercredi, 26 Août 2009 15:06)