Bienvenue au Petit-Village
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J'aime encore le Petit-Village. J'aimerai toujours le Petit-Village.
Mon coeur est icitte pour toujours. Sur cette galerie, à côté du
jardin pis des fleurs. Mes racines sont là, devant le perron de la
porte, su'l'bord du chemin qui porte le plus beau nom du monde :
le Petit-Village.
Marie-Jeanne.
Ces paroles, empruntées à l’un des personnages du roman, traduisent bien l'attachement profond de bien des gens ayant vécu sur cette étroite bande de terrain enclavée entre les deux plus anciennes paroisses de la ville de Québec : Beauport, à l'est, et Charlesbourg, à l'ouest.
Bien que n'ayant jamais été une entité municipale au sens propre de la loi, ce lieu-dit du Petit-Village remonte à l'époque du régime français. Quelques rares familles de cultivateurs s'y installèrent les premiers. Dès le 17e siècle, les Jésuites en font mention. On retrouve ses traces sur une carte du géographe Villeneuve datée de 1688. Le Petit-Village est connu sous ce nom depuis 1672.
N'est-il pas assez vieux pour mériter d'être la toile de fond d'un roman à saveur historique ? Si les maisons ancestrales, les granges et les fermes ont presque totalement disparu, la mémoire des anciens demeure bien vivante. Quand presque tout un village travaille à l’asile Saint-Michel Archange, dénommé par la suite le centre hospitalier Robert-Giffard et maintenant connu sous l'appellation d'Institut universitaire en santé mentale de Québec, il a de quoi être imprégné par cette immense bâtisse grise aux « mille fenêtres ».
Lorsque la mémoire et l'imaginaire s'en donnent à coeur joie, à travers les misères de l'époque et celles d’aujourd'hui, tout cet amas se bouscule et peut être livré dans cette fresque romanesque à laquelle je vous convie.
Bonne lecture,
Madeleine Gagnon, auteure
Mis à jour (Lundi, 12 Octobre 2009 14:32)


