LE MOULIN À FARINE DE GIFFARD
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Pourquoi le chemin du Petit-Village était-il si important dès l'implantations des premières familles sur les terres de Charlesbourg ?
C'est qu'il servait de chemin de traverse aux habitants qui allaient faire moudre leur grain à ce qu’on appelait à l’époque « l’autre moulin ». Les Jésuites, propriétaires de la seigneurie voisine de Notre-Dame-des-Anges, aujourd’hui Charlesbourg, avaient fait ériger un autre moulin sur la seigneurie de Beauport, propriété du Sieur Robert Giffard. Ce moulin à farine fut donc construit en 1695 à Beauport (Giffard), près de la rivière de la Cabane aux Taupières, connue sous le nom de ruisseau du Moulin. Donc, il n’est pas étonnant de retrouver deux moulins des Jésuites.
Du moulin à farine de Beauport ne subsistent plus que quelques vestiges ensevelis sous la rivière. Un violent incendie le détruisit complètement en 1948 alors qu’il abritait une manufacture de meubles. Presque trois fois centenaire, le moulin avait connu bien des propriétaires. D’abord, les Jésuites qui le confièrent à des métayers. Plus tard, il fut successivement vendu à quelques riches hommes d’affaires. Enfin, la veuve de son dernier propriétaire, M. William Hall, le cédera au meunier Flavien Goulet.
On comprend mieux aujourd'hui pourquoi certains citoyens de Giffard parlent encore du moulin Goulet et qu’une rue des environs porte fièrement le nom d'avenue du Vieux-Moulin.
Madeleine Gagnon


